Jérôme Alonzo : « Au-delà de la violence inouïe du choc, le corps à ce moment-là n’est absolument pas prêt »

Jérôme Alonzo livre son regard sur la disparition de Jesus de Miguel des suites du choc avec Jesus Owono sur La Chaine L'Equipe. Sa prise de parole précise les éléments à l’origine du débat.

Jérôme Alonzo : « Au-delà de la violence inouïe du choc, le corps à ce moment-là n’est absolument pas prêt »
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Au-delà de la violence inouïe du choc, le corps à ce moment-là n’est absolument pas prêt
Jérôme Alonzo La Chaine L'Equipe · 05/11/2026

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Sur La Chaîne L’Équipe, Jérôme Alonzo est revenu sur la disparition de Jesus de Miguel, après le choc avec Jesus Owono. L’ancien gardien distingue les contacts auxquels un attaquant peut s’attendre, lorsque son corps est gainé et prêt, de ceux qui surviennent alors qu’il pense pouvoir partir au but : selon lui, il n’est alors pas en alerte pour recevoir un tel choc.

Il souligne ainsi la violence de l’impact et le fait que le corps n’est pas préparé à ce moment-là.

Sur La Chaine L’Equipe et dans « L’Equipe de Greg », Jérôme Alonzo, ancien gardien, est revenu sur la disparition de Jesus de Miguel des suites du choc avec Jesus Owono.

« On peut essayer de comprendre. J’avais une discussion souvent avec mes attaquants, qui redoutaient évidemment ce genre d’action, parce que pour eux il y avait deux sortes de chocs.

Il y avait le choc que tu attends. Quand tu as un ballon fuyant dans les 6 mètres qui va vers le gardien et que tu mets la tête, quand tu es attaquant tu sais que huit fois sur dix tu vas la prendre, c’est certain.

Ton corps est prêt. Cela veut dire que ce qui change tout, quand on est prêt à un choc, ton corps est gainé, ton esprit est prêt.

Ton corps est prêt à recevoir un choc. Donc, c’est une action que les attaquants ont accepté et connaissent par cœur ».

Mais il y a l’autre type d’action…

« Mais là, tu es à 45 mètres du but, tu as fait la différence sur les défenseurs, et donc dans son esprit, il n’a plus qu’à partir au but. La seconde d’après, il a 90 kilos qui lui arrivent dessus lancés…

Avec un coup de genou dans le cœur. Au-delà de la violence inouïe du choc, le corps à ce moment-là n’est absolument pas prêt, il n’est pas en alerte pour recevoir un tel choc.

Là on parle d’un gardien qui est un athlète de haut niveau, qui fait 1.90m, pèse 90 kilos, et qui arrive lancé de 40 mètres… C’est un train.

Son corps n’était pas prêt, il n’était pas en alerte. Les attaquants craignent le choc qu’ils ne voient pas venir ».