Jérôme Rothen : « Il est correspond totalement au style du parisien : un peu d’arrogance, fier d’être là, et heureux de représenter le PSG »

Jérôme Rothen s’exprime au sujet de l’actualité du football sur Rothen s'enflamme. Son analyse permet de mieux comprendre ce qui nourrit la discussion.

Jérôme Rothen : « Il est correspond totalement au style du parisien : un peu d’arrogance, fier d’être là, et heureux de représenter le PSG »
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Il est correspond totalement au style du parisien : un peu d’arrogance, fier d’être là, et heureux de représenter le PSG
Jérôme Rothen Rothen s'enflamme · 04/11/2026

(Photo by Kevin Clement/Icon Sport) - Photo by Icon Sport

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Interrogé sur la place de Luis Enrique parmi les plus grandes figures de l’histoire du PSG, Jérôme Rothen se dit partagé : l’entraîneur a davantage gagné que ses prédécesseurs, souligne-t-il, mais a aussi bénéficié de moyens quasiment illimités, tandis que des joueurs marquants ont contribué à l’histoire du club. Le consultant estime néanmoins que la période actuelle est la plus faste du PSG, en évoquant le travail de Luis Campos et les résultats obtenus par l’Espagnol ; il juge aussi que sa personnalité correspond au style parisien et qu’il est désormais tout en haut.

Sur RMC et dans « Rothen s’enflamme », Jérôme Rothen a répondu à la question de savoir si Luis Enrique était le plus grand personnage de l’histoire du Paris Saint-Germain.

« Je dirais oui, mais je suis plus partagé. J’ai du mal avec la hiérarchie dans les légendes du club.

Il en fait partie, ça c’est clair et net. Mais le mettre tout en haut, par rapport aux moyens qu’il a, déjà, cela joue beaucoup sur le palmarès.

Bien sûr qu’il a gagné beaucoup plus de choses que tous les autres entraineurs ou les personnages marquants qui sont passés au PSG depuis plus de cinquante ans, c’est la réalité, mais c’est le seul qui a eu ces moyens-là. Ce sont des moyens quasiment illimités de la part des dirigeants qataris.

Dans les années Qataries, il n’y a pas photo, c’est le plus grand. Surtout, je n’ai pas une mémoire sélective.

J’ai grandi à côté du Parc, j’habitais à deux kilomètres du Parc des Princes, et j’allais les voir jouer depuis l’âge de quatre ans… Forcément, j’ai un attachement particulier avec ce club-là.

Il y a des personnages marquants qui m’ont fait aimer ce club. Je me suis identifié grâce à ces personnages-là ».

Qui donc ?

« Francis Borelli, qui était dirigeant, et quel dirigeant. Je ne l’oublierai pas.

Luis Fernandez en tant que joueur, Susic. Et même si tu dois mettre des personnages importants de cette époque, Joël Bats dans les buts.

C’est la vérité. Puis, il y a eu la génération 90, avec des personnages marquants comme Raï, David Ginola…

Dans l’ère Qatarie, tu peux citer Marquinhos, qui est celui qui a le plus joué au PSG, qui a tout gagné… Donc comment en tant que joueur, tu peux être inférieur à un entraineur…

Donc c’est pour ça que j’ai du mal. Mais sur les dernières années, et parce qu’il a réussi sa mission avec les mêmes moyens que ses prédécesseurs…

Aujourd’hui, Luis Enrique profite aussi du formidable travail de Luis Campos. Tout ça fait que cette période, avec Luis Enrique, est la période la plus faste du Paris Saint-Germain, la plus belle.

Donc il est important, il est tout là-haut, car en trois ans il a fait une demi-finale de Ligue des Champions, et deux fois vainqueur. Et en termes de personnalité aussi, même s’il est très identifié Barcelone, la vérité c’est que là où il est très intelligent, c’est que le personnage qu’il est correspond totalement au style du parisien : un peu d’arrogance, fier d’être là, et heureux de représenter le PSG ».