Bertrand Latour : « Tout est du bullshit, tout est faux, tout est fake »

Bertrand Latour revient sur le départ de l'Olympique Lyonnais de l'entraineur Paulo Fonseca sur Canal+.

Bertrand Latour : « Tout est du bullshit, tout est faux, tout est fake »
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Tout est du bullshit, tout est faux, tout est fake
Bertrand Latour Canal+ · 04/11/2026

(Photo by Stephane Pillaud/Icon Sport) - Photo by Icon Sport

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L’avenir de l'Olympique Lyonnais de l'entraineur Paulo Fonseca alimente les discussions au-delà de sa situation immédiate. Bertrand Latour revient sur les éléments qui peuvent peser dans la suite de ce dossier.

Sur Canal+ et dans le « Late Football Club », Bertrand Latour s’est exprimé sur le départ de l’Olympique Lyonnais de l’entraineur Paulo Fonseca, qui va rejoindre le Sporting Portugal.

« Je veux bien que ce soit son club de cœur, mais c’est son club de cœur qui joue la Ligue des Champions et qui lui propose un salaire équivalent voire supérieur à celui qu’il a à Lyon… Ce n’est pas tout à fait la définition d’une histoire d’amour…

Il ne part pas que pour l’argent, mais il part aussi pour l’argent. S’il partait au Sporting pour bosser au Smic, là je dirais bravo, je fais une statue…

Ce serait une histoire personnelle et intime avec le Portugal, il doit donc quitter Lyon malgré lui, pour entrainer le Sporting. Là, non, il va entrainer un club en Ligue des Champions, et il obtient ce salaire-là, ce qu’il n’était pas certain d’avoir à Lyon en prolongeant ».

Il poursuit.

« La clé c’est ça, le fossé ne fait que se creuser entre les acteurs du football, et les supporters, les gens qui sont passionnés de foot. Quelle histoire tu leur racontes…

Tout est du bullshit, tout est faux, tout est fake chacun peut partir de son poste à chaque instant, à chaque moment de la saison. Le foot business, on ne l’a pas découvert, mais à l’époque les entraineurs ou DS étaient un peu préservés de ça…

Il y avait une certaine pérennité. Là maintenant, tout se passe bien, et au mois de novembre…

Soit c’est le club de cœur, soit de l’argent qu’on ne pouvait pas refuser, soit la chance d’une vie… Il a toujours une bonne excuse, et à la fin tout est volatile.

Après, on s’étonne qu’il y ait un désintérêt du foot, que les gens regardent moins les matches, que les gens vont moins au stade… Evidemment, car avant de rencontrer les gens, ils sont déjà partis…

Ça ne marche pas. On peut se mettre les mains devant les yeux en faisant semblant d’ignorer le problème, mais le problème est fondamental…

Au bout d’un moment, on va se prendre le revers en pleine gueule, la bulle va exploser, et on n’en est pas très loin ».