La place de la personne concernée en sélection sert de toile de fond à cette intervention. Vincent Duluc met en perspective les attentes qui entourent le joueur et la lecture de sa situation.
Sur RTL, Vincent Duluc s’est exprimé sur le milieu international français Rayan Cherki, expliquant qu’il n’était pas le seul fautif de la défaite de City face au Paris Saint-Germain.
« Déjà, c’est un joueur qui a un profil qui fait qu’on ne sait pas toujours où le ranger. On voit bien que Zidane en Equipe de France le range relayeur dans un milieu à trois, que Maresca le mettait en numéro 10… Mais le naufrage de la première mi-temps, ce n’est pas Cherki, c’est Maresca. D’avoir imaginé qu’un milieu à deux pouvait contrer ce PSG avec un milieu à trois, effectivement, c’est d’une arrogance et d’une prétention qui a été complètement douchée. En fait, Cherki sort parce qu’il faut passer à trois milieux, et il est victime de ça. C’est une décision collective, qui ne repose pas sur ce qu’il n’a pas fait. En plus, les joueurs créateurs comme ça, on sait qu’ils sont toujours cycliques dans une saison, jamais des joueurs comme ça ne seront bons huit fois, neuf, dix fois de suite. Ce n’est pas comme Yamal non, c’est un ailier, c’est différent, il a la vitesse. Cherki c’est autre chose, c’est un créateur qui a besoin des autres, du déplacement des autres. Quand son équipe est étouffée complètement, il ne peut pas s’exprimer ».
Gilles Verdez ajoute.
« C’est un talent extraordinaire, mais il a encore parfois de l’irrégularité qui le pénalise. Il n’est pas bon à tous les matches, je suis désolé. Il fait des gestes géniaux très souvent, il fait gagner son équipe. Je ne dis pas qu’il a fait perdre Manchester City, mais parfois il est transparent. Donc quand un joueur comme ça est transparent, ça se remarque beaucoup plus que d’autres. Et lui, il y a une différence de niveau quand il est à son excellence, et quand il est même moyen. Lui, ça se voit trop. Donc je suis d’accord avec l’entraineur qui à un moment dit qu’il ne peut pas faire ça, donc il le sort ».