La déclaration s’inscrit dans une discussion qui dépasse le seul fait évoqué. Pierre Ménès en propose une lecture plus large et met en perspective les réactions qu’il suscite.
Sur sa chaine YouTube, Pierre Ménès a réagi au fait qu’Antoine Griezmann ne souhaitait pas s’exprimer dans la presse française aujourd’hui.
« J’ai vu effectivement cet extrait où il ne voulait pas parler à la presse française, et j’ai été surpris… Enfin non, je n’ai pas été surpris parce que je pense que… En France, on colle des étiquettes. Il y a le gros melon, le gendre idéal, le Golden boy… Très longtemps, il a été le chouchou de tous, peut-être parce qu’il était blanc aussi, discret, pas d’un physique hors norme… Il y avait beaucoup de choses qui jouaient pour lui, et il avait une fraicheur étonnante. Mais je ne m’explique pas pourquoi il en veut à la presse française car je n’ai pas du tout l’impression que celle-ci a été contre lui dans tout ce qui s’est passé. Rien ne justifie la façon dont il a quitté les Bleus, refusant ostensiblement toute forme d’hommage de la Fédé, et auto cultivant une forme de rancœur… Après Benzema, encore un qui dit ‘un jour vous saurez la vérité’, ouais, mais quand les gars… Si vous ne voulez pas informer les gens, ne vous plaignez pas que des conneries soient racontées… C’est toujours un peu donnant-donnant. Globalement, je trouve ça un peu décevant de sa part, mais bon… Cela prouve aussi que l’image qu’on renvoie n’est pas forcément toujours l’image qui correspond à ce que vous êtes vraiment ».
Sur Telefoot, Bixente Lizarazu avait aussi réagi à cela.
« On a l’impression qu’il y a une petite rancœur sur cette fin difficile à l’Euro 2024. Ensuite, il a annoncé qu’il arrêtait l’Equipe de France. Il n’a pas envie de parler aux journalistes français. J’ai juste envie de lui dire que quoi qu’il arrive, c’est une légende de l’Equipe de France, une légende du football français, que les supporters français l’adorent. C’est dommage de se priver de ça. S’il est énervé après quelqu’un, il n’y a pas de raison que ce soit après nous. Parle-nous Antoine (sourire) ».