Cette séquence invite à regarder au-delà du résultat ou de la performance immédiate. Jérôme Rothen s’intéresse aux choix et aux enseignements qui peuvent en être tirés.
Sur RMC, et dans « Rothen s’enflamme », Jérôme Rothen a parlé du début de saison du capitaine du Racing Club de Lens, Florian Thauvin.
« Je l’ai vu débuter, il a débuté à Bastia avec moi. En Ligue 2, il n’avait pas beaucoup joué, mais il a beaucoup joué en Ligue 1 après. Il s’est très vite adapté, il a très vite progressé. Là, ce que j’aime dans le ‘nouveau’ Florian Thauvin, et ce n’est pas réduire ce qu’il fait à Lens, il est finisseur, il a des qualités de finition… Mais je trouve que là, il s’est adapté, déjà par rapport à son âge, car on l’a tous vécu : tu perds un peu de vitesse, et tu dois travailler ton jeu autrement. C’est l’intelligence dans le jeu. C’est un joueur qui a toujours été à l’écoute, qui est passionné de foot, c’est sûr. Encore aujourd’hui, il en mange. Il s’adapte. Il a une relation très fusionnelle avec son entraineur, Cahu, avec qui il a joué aussi. Forcément, ça crée des liens quand tu vis des années comme ça. Là, il a une totale liberté, et cette intelligence, ça se voit dans le jeu. C’est le meilleur passeur de Ligue 1 avec sept passes en dix matches. Cela veut dire qu’il a transformé son jeu. Il est capable de marquer mais souvent sur des phases arrêtées. Il n’empêche que dans le jeu, il est décisif par la passe en première intention. Il a un jeu beaucoup plus collectif, et je lui tire mon chapeau. Il a une conscience professionnelle. Il y a une dépendance Flo Thauvin, comme toutes les équipes ont une dépendance avec leur meilleur joueur ».