Cette séquence invite à regarder au-delà du résultat ou de la performance immédiate. Eric Di Meco s’intéresse aux choix et aux enseignements qui peuvent en être tirés.
Sur RMC, Éric Di Meco est revenu sur le discours de Bruno Génésio à la fin du match face au Havre, sur les jeunes de l’Olympique de Marseille qu’il veut remettre à leur place.
« Ça m’a tellement choqué que j’ai revu la fin de match par conscience professionnelle. Chez nous, ça s’appelle la cagagne… Tu ne vis pas ce genre de début de saison… Tu vois que ton équipe a beaucoup de faiblesses, et ce n’était pas forcément prévu. Que tu aies de la bouteille ou non, avec ce début de saison, tu as les pieds qui tremblent. On l’a vu à Troyes… Et là, la première mi-temps qu’ils font, c’est bien, sauf que tu mènes 4-0, tu te relâches un peu parce que c’est la première fois de la saison où tu peux le faire, et tu te dis que c’est joué… Un but, deux buts, et là, la cagagne… Tu fais n’importe quoi. C’est pour ça que je ne suis pas d’accord avec Bruno Génésio. J’ai vu plein de tauliers qui ont fait des erreurs avec de la peur, tu commences à trembler… ».
Et les jeunes ?
« Je pense que ça ne vient pas de ce qui s’est passé sur le terrain, il y a d’autres choses d’après moi. Tu ne peux pas sanctionner des jeunes qui viennent juste de mettre le pied à l’étrier, et qu’en plus tu ne les avais pas comptés… Ils te rendent service, ils ont été bons sur des matches où les tauliers n’ont pas été bons… C’est ceux qui surnageaient par rapport aux autres qui avaient la pression. Tu ne les sacrifies pas comme ça, juste sur la fin de match… J’ai vu des erreurs de fin de match plus graves chez certains tauliers. Je ne dis pas qu’il n’a pas raison, mais peut-être que les petits jeunes… Il doit voir des attitudes à l’entrainement, et ça doit le gonfler. Et d’après moi, c’est une manière de leur dire que c’est lui qui a le droit de les faire jouer ou non, donc qu’ils ne prennent pas pour des autres ».