Cette séquence invite à regarder au-delà du résultat ou de la performance immédiate. Romain Molina s’intéresse aux choix et aux enseignements qui peuvent en être tirés.
Sur sa chaine YouTube, Romain Molina a répondu à la question de savoir si cette victoire face au Barça, le Real Madrid était capable de la reproduire.
« Là, on a davantage d’équilibre et de complémentarité. C’était surtout ça le problème du Real. Pour Mourinho, c’est très compliqué car il y a trop de joueurs sur certains postes. En plus, il a promis à certains joueurs qu’ils allaient jouer, comme Endrick, ce qui n’est pas forcément le cas. On va voir sur la durée. Contre le Barça, c’est un match référence, dans la concentration, tout ça. La question c’est est-ce que cette équipe est capable de reproduire les mêmes intentions sur la durée. Ce qui est ironique c’est que le Barça a voulu faire plusieurs fois la différence individuellement. Dimanche, les dynamiques se sont inversées. Ce qu’on a vu du Real on ne l’a pas vu, et on a vu ce qu’il y avait de mieux. Et le Barça, tout ce qu’on avait vu de bien, on a vu quelques points qui pouvaient parfois inquiéter, sur un excès d’individualisme, des performances individuelles qui n’ont pas été au rendez-vous, et un problème d’équilibre global. Il n’y a pas grand monde au Barça qui s’imaginait perdre, et ça je pense que ça a beaucoup joué dans l’approche du match ».
Donc ?
« Pas de jugement hâtif et définitif car qu’est-ce qu’il va se passer lorsque tous les joueurs vont revenir de blessure : Rodrigo, Vinicius… Dans l’état actuel, est-ce que Vinicius doit être titulaire lorsqu’on voit Diomandé ? On verra sur la durée, car ce sera ça le plus dur, comment gérer les égos sur la durée. Côté Barça, il y a besoin d’avoir un joueur en plus en défense, mais je ne suis pas inquiet car les faillites individuelles de certains arrivent en octobre… Ce qui va être intéressant surtout c’est qu’il y aura une Liga avec du suspense car l’Atletico est toujours là ».