Cette séquence invite à regarder au-delà du résultat ou de la performance immédiate. Eric Di Meco s’intéresse aux choix et aux enseignements qui peuvent en être tirés.
Sur RMC, Eric Di Meco est revenu sur la victoire de l’Olympique de Marseille sur le terrain de l’ESTAC (0-2), évoquant quelques individualités marseillaises qui ne sont pas au niveau.
« Maintenant, il y a une majorité de joueurs… Je ne vais pas parler de Troyes, ils ont un petit budget, ils font ce qu’ils peuvent. Mais il y a un paquet de joueurs du côté de l’OM, si je suis manageur de ces joueurs-là, à la fin de l’année je leur dis qu’un pourcent de leurs revenus, on va les donner à Bosman… Ces mecs-là, s’il n’y avait pas eu l’arrêt Bosman, ils ne joueraient pas en premier division, en Ligue 1, ce n’est pas possible. Si tous les meilleurs joueurs français étaient restés chez nous comme dans les années 90, ces mecs-là joueraient en Ligue 2… En plus, ça y est, je fais une fixette, mais… Le petit Egan-Riley, à quel moment quand tu es défenseur central et que tu ne fais que des passes latérales pendant une heure et demi, et quand on te donne le ballon et qu’il y a 20 mètres devant toi, au lieu de faire dix mètres pour déclencher des décalages ou que les adversaires viennent sur toi, tu continues à faire des passes latérales… A un moment donné, tu fais dix mètres, ça sort sur toi, il y a des décalages ! Mais jamais ! Mais moi, je peux jouer à 63 ans comme ça en faisant des passes latérales. Tu ne peux pas être joueur de Ligue 1, c’est impossible. Tout le monde le fait, et lui, il ne le fait jamais, je ne comprends pas… C’est la base d’un défenseur central… Et tu ne prends pas de risques en faisant ça. Donc on a fait de la passe à dix pendant une heure ».
Il conclut…
« Et nos stars soi-disant c’est catastrophique… Paixao, il est nul, et il boude… Non mais quand même, cette année… Putain mais les gars, pensez collectif ».