Cette prise de parole prolonge un débat déjà présent dans l’actualité du football. Pierre Ménès apporte un éclairage complémentaire sur la manière dont la situation peut être interprétée.
Pour « Public », Pierre Ménès, ex journaliste exerçant désormais sur YouTube, a parlé des premiers pas de sélectionneur de Zinedine Zidane.
« Depuis le temps qu’il attend la place… Il l’a voulue. Tout ce que je vois c’est qu’il est content d’être là. J’ai eu l’occasion de l’interviewer pas mal de fois quand il était joueur, et je peux dire que c’était la pire des tannées. Je ne sais pas s’il n’avait rien à dire ou s’il ne voulait rien dire, mais c’était la pire langue de bois de l’histoire de l’humanité, presque pire que Paul Le Guen. Il n’avait rien à dire c’était horrible. A L’Equipe on m’avait envoyé à Turin pour l’interviewer, car cela faisait longtemps qu’il n’avait pas parlé. On m’avait dit que s’il fallait je restais 15 jours, mais il fallait que je reparte avec une interview de Zidane… Je suis arrivé à l’entrainement, je l’ai attrapé, je lui expliqué, et il m’avait accordé dix minutes. On était aux portes de l’escroquerie… Et là, j’ai été très frappé par sa première conférence de presse, où il était content, souriant… Presque rigolo. Et Zidane rigolo, il faut se lever de bonne heure. Je n’ai jamais vu Zidane célébrer un but de lui comme il l’a fait pour Olise… Les joueurs répondent présents, il y a eu une qualité de jeu face à la Belgique, c’est vrai. Mais attention, il prend la place de Deschamps, il va falloir s’accrocher pour faire aussi bien en termes de palmarès parce qu’il faut bien voir que mis à part l’Euro 2021, toutes les autres compétitions, soit on les a gagnées, soit on a perdu contre le vainqueur ».