Cette séquence invite à regarder au-delà du résultat ou de la performance immédiate. Eric Di Meco s’intéresse aux choix et aux enseignements qui peuvent en être tirés.
Sur RMC, Eric Di Meco s’est exprimé sur le début de saison du Real Madrid, et le faible impact de José Mourinho.
« Ça va être dur de le virer rapidement mais… Je n’y croyais pas dans le sens où je pense qu’il peut aggraver le problème. Ce qui se passe là, c’est exactement le mauvais côté de Mourinho. Il a été pris pour gérer un vestiaire compliqué, pour gérer les égos, parce que ça, il sait faire. Au niveau du jeu, quand tu le prends, normalement, tu dois avoir de la rigueur, mais ce n’est pas comme un Guardiola où tu vois son empreinte sur le jeu. En Angleterre, à City, ça avait été spectaculaire, c’était arrivé vite. Mourinho, on sait que ça va être quelqu’un qui va mettre en place une équipe solide, qui va bien défendre, et il va jouer sur les qualités des mecs. Là, on se rend compte que finalement, j’avais un doute, c’est qu’on ne se rend pas compte comment les joueurs, leur mentalité, ont changé en 10-15 ans. Un Ronaldo, toute star qu’il était, c’était un bosseur, un mec qui était à l’écoute… Aujourd’hui, les mecs, c’est devenu des influenceurs du football, et je ne suis pas sûr qu’il ait les clés. Je ne vais pas dire que c’est un vieux parce qu’il a mon âge, mais je ne suis pas sûr que les codes de ces joueurs-là et du vestiaire soient les mêmes que ceux qu’il a connus ».