Cette séquence invite à regarder au-delà du résultat ou de la performance immédiate. Vincent Duluc s’intéresse aux choix et aux enseignements qui peuvent en être tirés.
Sur RTL, Vincent Duluc a donné son avis sur ce qui est reproché à Manchester City, notamment en ce qui concerne les infractions du club anglais. Pour lui, si on avait été plus regardant sur les comptes du PSG, il y aurait probablement des choses à redire également.
« Quand ils sont arrivés dans le milieu du foot, les grandes familles avaient déjà installé leur supériorité sur des bases qui pouvaient être contestables. Très franchement, il y a des clubs qui se sont construits avec de l’argent qu’ils n’avaient pas. Par exemple, le Real Madrid, qui a échappé aux dettes parce que l’état leur a racheté des terres et leur a rendues. Il y a eu plein d’histoires comme ça. Donc sans surprises, les trois clubs qui sont devenus Champions d’Europe de manière inédite depuis 25 ans sont Chelsea avec l’argent russe, City avec l’argent d’Abou Dabi, et donc le PSG avec l’argent du Qatar. Oui, ça induit une concurrence ou en tout cas une distorsion de concurrence, c’est évident. Mais à l’échelle de la Ligue des Champions… C’est juste que sur les marchés domestiques et notamment en France, cela créerait une distorsion de concurrence qui rend l’affaire peu supportable. Je trouve qu’en Ligue des Champions, ce sont les loups entre eux, mais qu’à l’échelle de la Ligue 1 c’est un vrai problème. Le PSG en Angleterre aurait eu les mêmes soucis que City, la même chose. Peut-être qu’ils auraient évité de mentir, qui est l’une des choses que l’on reproche à City, la dissimulation. Quand on parle de 114 infractions financières, il y a le mensonge et la dissimulation. Et c’est ça qui va faire chuter Manchester. Mais sur le fond, sur la valorisation des sponsors du PSG, des sponsors d’état du Qatar, il y a des écarts considérables ».