Ludovic Obraniak : « J’ai eu la chance d’avoir les médias, qui ont été une bouée de sauvetage extraordinaire. Si je n’avais pas eu ça… »

Ludovic Obraniak livre son regard sur sa propre fin de carrière sur La Chaine L'Equipe. Sa prise de parole précise les éléments à l’origine du débat.

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J’ai eu la chance d’avoir les médias, qui ont été une bouée de sauvetage extraordinaire. Si je n’avais pas eu ça...
Ludovic Obraniak La Chaine L'Equipe · 30/10/2026

(Photo by Anthony Dibon/Icon Sport) - Photo by Icon Sport

La déclaration s’inscrit dans une discussion qui dépasse le seul fait évoqué. Ludovic Obraniak en propose une lecture plus large et met en perspective les réactions qu’il suscite.

Sur La Chaine L’Equipe et dans « L’Equipe du Soir », Ludovic Obraniak, sur le thème de la « petite mort du footballeur », est revenu sur sa propre fin de carrière.

« Moi j’ai eu la chance d’avoir les médias, qui ont été une bouée de sauvetage extraordinaire. Si je n’avais pas eu ça, je pense que j’aurais coulé à pic pendant un long moment. Pour retrouver une sensation… En fait, on est calibré, c’est réglé comme du papier à musique depuis qu’on a 7 ans… On fait tout pour nous, on est des assistés. Et un matin, tu te réveilles, et tu te demandes ce que tu vas faire… Tu as été arraché à l’école, tu joues tous les trois jours et tu n’as pas forcément fait en parallèle un master pour essayer de te relancer… Et comme tu redoutes que la fin arrive, tu ne te formes pas pour l’après, car tu n’as pas envie que cette échéance arrive. Tu te retrouves un matin, tu te dis que tu ne sers à rien, tu te demandes ce que tu vas foutre aujourd’hui… Pour la plupart, on est des assistés, tout le monde a toujours tout fait pour nous, donc ne serait-ce que faire une démarche administrative ça devient les montagnes russes. Ça parait dingue mais c’est pour 98% des joueurs comme ça. Il y a le côté pécunier aussi. Il y en a qui arrivent à la fin de la carrière, et ils n’ont plus une flèche… Ce qui m’a permis de ne pas sombrer non plus, c’est que déjà j’ai une femme qui a fait en sorte que… Quand tu veux rester dans le giron, car c’est la première chose que tu te dis, mais quand tu veux passer tes diplômes il faut entre cinq et dix ans pour devenir entraineur, manageur… Donc il faut quand même que tu aies un pécule pour vivre sur ton capital, que tu aies quand même assez d’argent de côté pour faire les choses sans pression, sans stress. Ce n’est pas le cas de tous ».

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