Les choix sportifs autour de la personne concernée sont au cœur de la discussion. Dave Appadoo s’attache à en éclairer la logique et les conséquences possibles.
Sur La Chaine L’Equipe, Dave Appadoo s’est exprimé sur Yannick Cahuzac des suites de la déroute lensoise en Ligue des Champions.
« Ce n’est pas un 9-1 qui est isolé dans la narrative, c’est un 9-1 qui fait suite à la défaite et au nom match absolu dans le derby, et qui fait suite quelques semaines plus tard à une façon d’avoir promu Yannick Cahuzac dans un truc qui ne parait pas clair. Je ne sais pas si on peut parler de manœuvre ou autre, mais un truc qui ne parait pas clair.
Et ça veut dire que Yannick Cahuzac qui n’avait jamais été numéro 1, qui se retrouve numéro 1 beaucoup plus vite que ce qui était imaginé… Lui, sa légitimité est questionnée.
Si tu es joueur dans ce groupe-là, tu sais que ton coach est arrivé là un peu par une embrouille… Là, tu te questionnes sur ce coach-là, tu te demandes s’il a le niveau. C’est tout bête ».
Hugo Guillemet ajouta.
« Ce n’est même pas le 9-1 le problème, c’est quand ils décident en janvier d’imposer Cahuzac dans le staff de Pierre Sage. Jean-Louis Leca et Yannick Cahuzac ne s’en cachent pas, ils sont meilleurs amis, etc.
Il y a ce biais-là. Cela ne veut pas dire que Cahuzac n’est pas un bon coach et que Leca n’est pas un grand directeur sportif, mais ça veut dire que les deux n’ont plus le droit à l’erreur à partir du moment où ils décident de virer un coach qui a gagné le Trophée des Champions et qui n’a eu que six matches pour faire ses preuves…
Cahuzac n’a pas les diplômes, tu payes 25000€ par match, alors que tu fais attention à tes finances… Il y a ce biais-là, tu n’as plus le droit à l’erreur, et pourtant tu fais de grosses erreurs ».