Cette séquence invite à regarder au-delà du résultat ou de la performance immédiate. Christophe Dugarry s’intéresse aux choix et aux enseignements qui peuvent en être tirés.
Sur RMC et dans « Rothen s’enflamme« , Christophe Dugarry est revenu sur la performance de Kylian Mbappé lors de la victoire du Real Madrid face au FC Barcelone (1-2).
« Je suis embêté parce que je pense, une nouvelle fois, que ce garçon peut faire beaucoup, beaucoup, beaucoup mieux que ce qu’il fait. Alors, il a marqué deux buts, très bien, il fallait être là. Quand je le vois faire sur le terrain, je suis désolé, mais Kylian, il joue la carotte… Il n’attend que les ballons offensifs, il fait zéro effort défensif. Il a le droit, mais… Alors, il est souriant, il est collectif avec les partenaires, je le vois beaucoup plus souriant… Mais il joue la carotte, il peut faire tellement mieux. Si j’avais eu la même exigence pour ma carrière, j’aurais fait une autre carrière vous me direz, mais on n’a pas le même niveau… Je le sais. J’ai cette exigence avec Mbappé parce que c’est un des meilleurs joueurs du monde. S’il veut gagner un jour gagner quelque chose avec son équipe, faire ce qu’il a fait contre le Barça, ne sera pas suffisant. On peut toujours trouver des explications, mais si son équipe doit retrouver des choses au niveau national et international, tout comme l’Equipe de France, Kylian Mbappé doit faire plus d’efforts et arrêter de jouer la carotte. Il n’a joué que les coups offensifs. Alors, il est sur le deuxième but, bien évidemment, il ne fait aucun effort… Quand je vois les mecs qui galopent comme des déterrés, ils se défoncent pour ne conserver que le nul, et à la fin il y a Camavinga qui fait l’action à la Tigana… C’est la même action. Le mec se défoncer. Et Kylian il joue la carotte. S’il ne prend pas conscience qu’il doit faire plus et que marquer ces deux buts-là ce n’est pas suffisant pour gagner… Il est le moteur, le joueur le plus important, et s’il n’est pas capable de montrer un petit peu plus l’exemple… ».
Un exemple ?
« Ce sont des efforts banals, des petits sprints de dix mètres, vingt mètres… Quand tu sens que ton équipe souffre ! Il ne les fait jamais ».