Romain Molina : « Il aime les gens de pouvoir, il aime être reçu comme un chef d’Etat »
Le journaliste et écrivain Romain Molina, a été questionné sur la brouille entre la FIFA et l'UEFA, mais pas que...
Il aime les gens de pouvoir, il aime être reçu comme un chef d’EtatRomain Molina · 12/08/2026
Sur TV5 Monde, le journaliste et écrivain Romain Molina, a été questionné sur la brouille entre la FIFA et l’UEFA. Plusieurs Fédérations, comme justement l’UEFA, la Concacaf et ou encore la Fédération asiatique, qui dénoncent les méthodes de Gianni Infantino, mettant en avant un pouvoir solitaire.
« Les Fédérations n’ont pas envie d’aller au vote. Un vote, c’est toujours risqué, parce qu’ils ont la possibilité de convoquer une AG extraordinaire pour voter une potentielle révocation d’Infatino. Il faudrait 106 votes pour cela, car il y a 211 Fédérations affiliées à la FIFA. Mais ce qui est très intéressant et ce qui est vraiment le changement majeur, c’est la participation de la Confédération Asiatique de Football. Les états du Golf ont lâché Infantino […] Ce sont pour toutes les compétitions, pas uniquement la Coupe du Monde 2030, l’appel au boycott. C’est une manière de mettre une pression maximale sur Infatino. Le basculement, c’est l’Asie. En zone UEFA, tout le monde n’est pas contre lui. Pareil au niveau de la CONCACAF, comme le Mexique, mais c’est une Fédération qui a plein de casseroles et d’affaires, donc elle soutient le bon Président de la FIFA qui en échange les protège. Globalement, la CONCACAF est active contre lui, mais il y a quand même des gens qui ne sont pas forcément d’accord. Pareil en Asie, il y a des Fédérations qui sont pour lui. Néanmoins, que le Président de la Confédération asiatique, qui est un Prince de la famille royale du Bahreïn, écrive cette dernière lettre… Cela change tout ».
Le journaliste poursuit sur la personnalité du Président de la FIFA, qu’il décrit comme avide d’argent et de pouvoir.
« Il aime les gens de pouvoir, il aime être reçu comme un chef d’Etat, et en privé il n’arrête pas de dire sur Donald Trump que c’est l’homme le plus puissant du monde, et qu’il est à sa table, donc qu’il fait partie des hommes les plus puissants du monde… C’est quelqu’un qui politiquement n’est pas très fin du tout. La FIFA aujourd’hui est le prolongement de la géopolitique américaine. Lui, il rêvait après d’être secrétaire général des Nations Unis. Mais d’un autre côté, il n’a pas trop envie, parce que ce n’est pas très bien payé. Il ne faut pas oublier que son salaire à la FIFA a explosé, je crois qu’il est à plus de 6 millions par an. Il avait ce fameux projet de privatisation de la Coupe du Monde où, en tant que commissionnaire, il aurait potentiellement pu gagner plus de 30 millions par an. L’ONU c’est bien, mais le business cela semble un peu mieux pour la suite de San Gianni ».
ENQUETE / La fin d’Infantino ?https://t.co/YhHGkSDgjc
Le président de l’AFC, le prince Salman, a tout changé, l’affaire de la maîtresse d’Infantino couverte/payée par l’UEFA, les soutiens africains et sud-américains de Gianni qui ont des casseroles…
C’est House of Cards…
— Romain Molina (@Romain_Molina) August 10, 2026