Cette séquence invite à regarder au-delà du résultat ou de la performance immédiate. Grégory Sertic s’intéresse aux choix et aux enseignements qui peuvent en être tirés.
Sur Canal+ et dans le « Late Football Club », Grégory Sertic, sur le sujet des commotions cérébrales et l’arrêt de carrière d’Arthus Desmas, a confié qu’à son époque il n’y avait pas autant de précautions après un choc subi sur le terrain.
« A l’époque, il n’y avait pas de protocole, donc dès qu’on prenait un coup sur la tête et qu’on était un peu sonné, on se relevait, le public t’applaudissait, le doc et le kiné te poussaient sur le terrain pour rentrer et reprendre ton poste. Si j’ai vécu des moments où on me fait reprendre alors que je ne me sentais pas en état ? C’est quand je me suis fracturé le nez. C’était à Bordeaux, je suis sur le côté, le nez en sang, et je me suis posé la question d’où j’étais. Sauf que là, on te met des trucs dans le nez, on te dit de te dépêcher à rentrer sur le terrain parce l’équipe est à dix. On ne te calcule pas trop, on ne sait pas si tu vas bien. Le coach pense juste à son côté perso, on te dit de rentrer sur le terrain, car il ne faut pas prendre un but comme l’équipe a un joueur de moins… C’est vrai que c’est compliqué, donc c’est pour ça que je trouve que c’est très bien d’avoir mis le protocole en place, et surtout chez les jeunes enfants ».