Le sujet soulève plusieurs lectures au-delà de son constat immédiat. Tidiany M’Bo revient sur les éléments qui permettent de mieux comprendre sa position.
Sur Winamax, Walid Acherchour a réagi au fait que Harry Kane soit le nouveau Ballon d’Or.
« Personnellement, il y a une déception, mais je vais commencer par les éloges car il faut respecter ce qu’il a fait. Autant j’aurais fait un autre choix, je l’avais placé en cinquième position, mais cela n’empêche pas de valoriser ce qui ont été ses arguments. C’est un Ballon d’Or très symbolique. C’est un mec qui a longtemps incarné la lose, et qui se retrouve avec la récompense suprême entre les mains. C’est l’idée que tu valorises un joueur qui au fil de sa carrière aurait pu s’enfermer dans une logique de buteur un peu assoiffé de stats, et qui a pris une tendance au contraire un peu plus sur le collectif, et sur une faculté à pouvoir faire jouer les autres. C’est quelque chose qu’il faut favoriser. Pour l’Angleterre, un pays qui a un impact culturel important… Mais après, je vais être tout à fait honnête, il y des choses que je ne m’explique pas ».
Il précise et conclut.
« Je trouve ça bien de voir le prisme des votants. Là où on a un football qui se dirige vers un aspect médiatique, de lobbying, un aspect un peu tapageur, de la dimension individuelle… Toutes les tendances qu’on est en train de dénoncer… Là, depuis trois ans, tu es d’accord ou pas avec la cohérence du jury, mais il y en a une, et c’est une cohérence avec une dimension collective, de mecs qui sont un peu une incarnation symbolique d’une équipe… Ce ne sont pas des mecs autocentrés en fait. Ce sont des joueurs qui récoltent la gloire personnelle parce qu’ils ont compris que l’intérêt c’était aussi de faire jouer les autres ».