Cette séquence invite à regarder au-delà du résultat ou de la performance immédiate. Nicolas Vilas s’intéresse aux choix et aux enseignements qui peuvent en être tirés.
Sur La Chaine L’Equipe et dans « L’Equipe du Soir », Nicolas Vilas est revenu sur la défaite de l’Olympique de Marseille face à Sturm Graz.
« Je pense que les mecs sont complètement désarmés, ils sont à la rue en championnat, à la rue tout court. Sur ce match, ils sont à la rue. C’est surtout le contenu des matches, il n’y a rien, il y a que dalle. Un tir cadré, le but c’est une erreur de relance… Mais je ne pense pas qu’ils se disent qu’ils n’ont pas envie de le jouer… Maintenant, on demande aux supporters d’être des comptables, de ta qualifier en Coupe d’Europe, mais les émotions… Tu te casses le cul pour te qualifier toute une saison en Coupe d’Europe, et une fois que tu y es, tu t’en fous quoi… ».
Vikash Dhorasoo ajouta.
« Dans le jeu c’est inquiétant, même collectivement, dans le bloc, la sortie de balle… Ils ne se procurent aucune occasion dans le jeu. Il n’y a pas grand-chose. Il y a des vrais soucis. Je les avais trouvés mieux physiquement contre Angers… Je regarde le foot moderne, c’est haut ou bas, au milieu il ne se passe rien. Je ne vois pas de sortie de balle, de pressing sur la sortie de balle adverse. On ne voit pas de courses à haute intensité. C’est quand même son rôle, à Bruno Génésio, d’assumer ses choix, comme il les fait. Mais je pense qu’il doit faire jouer ses joueurs lui aussi. Perdre, ce n’est pas bon pour le moral… Normalement, quand tu perds trois fois, c’est le feu à l’OM… Bon, je trouve ça bien que ce soit comme ça, ais il y a un truc de calme qui s’est communiqué à tout le monde… On peut perdre et ce n’est pas si grave que ça ».