Eric Di Meco : « Pendant que nous, on fait des demi-finales et des finales, les italiens regardent les matches à la télé… »
Sur RMC, Eric Di Meco a répondu à la question de savoir si l’Italie était toujours un grand rival des Bleus.
Pendant que nous, on fait des demi-finales et des finales, les italiens regardent les matches à la télé...Eric Di Meco RMC · 02/10/2026
Sur RMC, Eric Di Meco a répondu à la question de savoir si l’Italie était toujours un grand rival des Bleus.
« Pendant que nous, on fait des demi-finales et des finales, eux ils regardent les matches à la télé… C’est terrible. Souvent je le dis, ça a bercé mon enfance et ma vie, car les matches de l’Italie étaient regardés de manière particulière à la maison, et mon père était malheureux quand il y avait des histoires dans le foot de cette nation. Je le voyais malheureux quand l’Italie n’était pas forte, mais souvent, elle était plus forte que nous. Ils nous ont souvent maltraités, parce que c’est un grand pays de foot. Là, le problème, c’est qu’on est passés devant. Ça a été le plus grand championnat entre les années 80 et les années 90, les meilleurs joueurs du monde sont tous partis en Italie. Tu étais obligé d’aller en Italie quand tu étais un grand joueur dans ton pays. Et nous, on leur est passé devant d’un coup. On parle beaucoup de notre formation qui a été très forte, pendant qu’eux l’ont laissé tomber avec l’afflux de joueurs étrangers. Ça les a fragilisés. Tout le monde joue au foot en Italie et ils n’ont pas de grande génération. Souvent, c’est parce que les jeunes étaient barrés par les étrangers. Et nous, même si notre championnat a régressé, on est un formidable pays formateur. On leur est passé devant, et ils ont pris du retard dans les infrastructures et la formation, ils ont du mal à rattraper ça, au point de rater des Coupes du Monde… On ne se rend pas compte de ce que c’est. C’est un drame national, ils ne savent plus quoi faire. On va voir comment ça va se passer vendredi soir, mais j’ai bien peur qu’ils prennent un branlée ».