Tidiany M’Bo : « Il y a une sorte de convergence des forces »
Sur TV5 Monde, le journaliste Tidiany M’Bo a donné son avis sur la "rébellion" de l'UEFA, la Concacaf et Fédération asiatique, quant aux méthodes de Gianni...
Il y a une sorte de convergence des forcesTidiany M’Bo TV5 Monde · 17/08/2026
Sur TV5 Monde, le journaliste Tidiany M’Bo a donné son avis sur la « rébellion » de l’UEFA, la Concacaf et Fédération asiatique, quant aux méthodes de Gianni Infantino, décrit comme faisant œuvre d’un pouvoir solitaire.
« Ce qu’il y a comme enseignement principal c’est déjà de voir qu’il y a un contrepouvoir qui s’organise par rapport à la façon dont la FIFA exerce justement la gouvernance du football mondial. Il y a aussi un front commun qui s’organise entre les différentes Fédérations, qui peuvent avoir des intérêts divers. Il y a une sorte de convergence des forces. C’est la FIFA telle qu’elle est structurée aujourd’hui qui est remise en question. Je pense que ce sont des enjeux politiques de moyen-long terme. Est-ce que la FIFA peut continuer à être dirigée de cette façon-là, est-ce que les Coupes du Monde peuvent être attribuées sur le même mode de scrutin… La FIFA est dans la tourmente depuis quelques années, mais pas pour les mêmes raisons. Si demain il y avait un vote, on n’est pas sûr à 100% qu’Infantino perdrait, parce qu’il peut s’appuyer sur des soutiens très forts, notamment en Afrique, et un peu en Amérique du Sud ».
A-t-il toujours des soutiens au niveau de la FIFA ?
« Il en a en tout cas au sein de certaines Confédérations, notamment la Confédération africaine qui lui est quasiment inféodée, à l’image de son Président. Il a encore des soutiens. On a vu le numéro 3 de la FIFA qui l’a lâché cependant. Il y a une sortie d’Arsène Wenger qui fait aujourd’hui partie du cercle de concertation de la FIFA. Je pense qu’aujourd’hui on est dans une logique d’appareils politiques et de pouvoir où, s’il doit être torpillé par certains de sa garde rapprochée, si cela permet à ces gens-là de garder leur siège, ils le feront sans aucune pitié. C’est pour ça que la vraie question est de savoir si le contrepouvoir s’organise par rapport à un homme, ou est-ce qu’il s’organise par rapport à un système ».